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PARENTS
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Qui sommes-nous?

La Coalition-Clé regroupe des parents bénévoles de toutes dénominations ou sans confession, provenant de toutes les régions du Québec.

Notre Mission

Informer les parents sur les droits qu’ils ont perdu à leur insu et sur l’imposition obligatoire du cours « Éthique et du culture religieuse » (ÉCR) aux enfants du primaire et du secondaire dans toutes les écoles publiques et privées du Québec.

Quelle est notre action?

D’une seule voix, nous dénonçons l’attitude du gouvernement du Québec qui a modifié l’article 41 de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne sans consulter la population. En vertu de ce changement, c’est l’État qui, désormais, décidera ce qui est moralement bien pour nos enfants. L’État peut donc obliger les enfants à suivre des cours qui vont à l’encontre des principes ou valeurs familiales. Les parents ont perdu le pouvoir de décider pour leur enfant, ils ne sont  plus les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants.

Par surcroît, en 2002, le gouvernement a ajouté l’article 36 à la loi sur l’Instruction publique qui permet à l’état de voir aussi au cheminement spirituel des enfants.

La Clé propose aux parents un recours légal dont ils peuvent se prévaloir selon la loi de l’Instruction publique du Québec : la demande d’exemption.  Remplissez la vôtre pour démontrer votre opposition au gouvernement qui bafoue notre liberté de croyance et de religion. 

Lire notre manifeste pour en apprendre plus (pdf)


Nous réclamons donc

  1. Le ré-enchâssement à l’article 41 de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne d’une clause qui spécifie que les programmes scolaires doivent respecter les croyances et convictions des parents dans les institutions d’enseignement.


  2. L’ajout de l’article 41 à la liste de ceux auxquels on ne peut déroger, en vertu de l'article 52 de la dite Charte.


  3. La modification de la loi 95 afin que soit redonnée aux parents la liberté de choisir pour leurs enfants un enseignement moral ou religieux à l’école, en accord avec à leurs croyances et leurs convictions.


  4. Que tout cours d’éthique et culture religieuse soit optionnel.


  5. Que les écoles privées ne soient pas contraintes de donner des enseignements religieux ou moraux, ou d’éthique et de culture religieuse, qui vont à l’encontre de leur orientation confessionnelle.


  6. Que les enseignants recouvrent leur liberté de conscience.



Historique

1961 – Jean Lesage, en mai 1961 à l’Université de Montréal, mentionne à trois reprises : « Durant mon mandat, il n'y aura pas de ministère de l'éducation. »

1964 – Création du Ministère de l'Éducation sous le gouvernement du Parti Libéral du Québec du Premier ministre Jean Lesage.

1968 – L'Association des parents catholiques du Québec dépose à l’Assemblée nationale une pétition de 100 000 signatures en faveur des institutions privées. Une loi est votée (Loi 56) à l'unanimité des partis politiques permettant la survie de 150 institutions privées.

1969–1973
1969 – Rejet à 85 % par la population du projet de loi 62 du gouvernement de l’Union nationale de M. Jean-Jacques Bertrand, voulant imposer à toute l'île de Montréal une commission scolaire unifiée et neutre.

1971 – Rejet du projet de loi 28 du gouvernement du Parti Libéral du Québec du premier ministre Robert Bourassa, tentant d'imposer à toute l'île de Montréal une commission scolaire unifiée et neutre.

1972 – Projet de loi 71 du gouvernement du Parti Libéral du Québec du premier ministre Robert Bourassa, troisième refus de la population montréalaise de l’imposition d’une commission scolaire unifiée et neutre. Fondation à Montréal du Mouvement Scolaire Confessionnel par une coalition de 20 organismes catholiques.

1973 – Premières élections scolaires

1978 – Consultation du Livre Vert du gouvernement du Parti Québécois du premier ministre René Lévesque sur l'enseignement primaire et secondaire, qui avait intentionnellement ignoré la confessionnalité scolaire. Le ministre de l'Éducation de l’époque, M. Jacques-Yvan Morin, confirma publiquement que 85 % de la population voulait le maintien de la confessionnalité scolaire.

1988–1989 Projets de loi 106 et 107 du ministre de l’Éducation de l’époque, M. Claude Ryan, sous le gouvernement du Parti Libéral du Québec du premier ministre Robert Bourassa, visant la conversion des écoles confessionnelles en écoles d'État, laïques et neutres. Recours juridiques contre l’anti-constitutionnalité de la Loi 107, visant à faire reconnaître que la protection de l'article 93 de la Constitution canadienne s'étende à tout le territoire du Québec et non seulement aux commissions scolaires catholiques et protestantes dissidentes, de Montréal ou de Québec.

1995–1996 - Lors des États généraux sur l'éducation, M. Gary Caldwell – sociologue et membre de la Commission – présente un rapport dissident rejetant les conclusions des ses paires. M. Robert Bisaillon – co-président, ex-président du Conseil supérieur de l'éducation et syndicaliste – sera ensuite nommé sous-ministre au ministère de l'Éducation.

1998 – Le Gouvernement du Québec – du Parti Québécois – demande et obtient d'être soustrait de l'application de l'article 93 de la Constitution canadienne garantissant à ses citoyens catholiques et protestants le droit d'administrer leurs écoles.

1999–2000 – Déconfessionnalisation des écoles publiques par le Gouvernement du Québec du Parti Québécois et abolition des comités catholique et protestant du Conseil supérieur de l'éducation.

2002 – Le Gouvernement du Québec – du Parti Québécois – a unilatéralement modifié la Loi sur l’instruction publique en ajoutant un article à l’effet que : « L’école doit, notamment, faciliter le cheminement spirituel de l’élève afin de favoriser son épanouissement (art. 1-13.3). »

2005 – Adoption de la loi 95 qui impose unilatéralement un cours d'État obligatoire d'« éthique et culture religieuse » entrant en vigueur en septembre 2008, et modification de l’article 41 de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne abrogeant la partie suivante : « [...] les parents ou les personnes qui en tiennent lieu ont le droit d'exiger que, dans les établissements d'enseignement publics, leurs enfants reçoivent un enseignement religieux ou moral conforme à leurs convictions, dans le cadre de programmes prévus par la loi. »

2007 – Création spontanée par des parents de la Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ), qui se met en marche vers l'Assemblée nationale du Québec, le 20 octobre 2007.

2008 – Présentation publique par la Coalition, en avril 2008, de son Manifeste face au cours d’éthique et culture religieuse imposé par l’État, réclamant le droit de choisir pour nos enfants, une liberté fondamentale bafouée par le Gouvernement du Québec. En voici quelques extraits :

Considérant que les programmes offerts dans les écoles publiques du Québec, encore en septembre 2007, permettaient le choix d’un enseignement moral et religieux catholique, enseignement moral et religieux protestant ou enseignement moral sans religion, chaque parent faisant le choix d’un de ces trois cours pour ses enfants au primaire et au secondaire.

Considérant que dans les écoles publiques, au primaire, environ 73 % des parents choisissent l’enseignement catholique, 3 % l’enseignement protestant et 15 % l’enseignement moral sans religion depuis près de 25 ans.

Considérant qu’environ 10 % des élèves du Québec – 20 % dans la région de Montréal – sont inscrits dans des écoles privées (Journal de Montréal 2005-07-28) de diverses dénominations religieuses ou sans affiliation religieuse, la grande majorité ayant un projet éducatif chrétien.

Pourtant, malgré ces chiffres éloquents et le fait que la liberté de choisir est un droit acquis, historique et exercé par les parents québécois, depuis septembre 2008, tous les enfants de la province doivent suivre le cours d’éthique et culture religieuse qui porte sur un ensemble de religions et visions du monde.

Il n’y a donc plus d’option de cours confessionnels catholique ou protestant, ou de cours sans religion dans le système public. Les écoles privées sont également dans l’obligation de donner le cours d’éthique et culture religieuse, bien qu’elles aient la possibilité d’y ajouter des enseignements confessionnels, le régime pédagogique ne prévoyant cependant pas de temps pour de tels cours supplémentaires.

De plus, le ministère de l’Éducation du Loisirs et du Sport du gouvernement du Parti Libéral du Québec du premier ministre Jean Charest – par le biais de la ministre de l’époque, Mme Michelle Courchesne – a décrété unilatéralement qu’il n’y aura aucune exemption accordée en fonction de la liberté de religion ou de conscience des parents ou des enfants, ni pour les enseignants qui voudraient se désister de l’enseignement de ce cours pour des raisons de conscience.

Une laïcité à saveur religieuse dans nos écoles

Au cours de la dernière décennie, l’État québécois a pris de nombreuses initiatives pour laïciser le système scolaire en abolissant les droits originaux reconnus explicitement aux catholiques et aux protestants lors de la fondation du pays, ainsi que les droits religieux scolaires qui étaient reconnus dans les Chartes. Ces changements de la Constitution canadienne et des chartes canadienne et québécoise ont été faits sans consultation populaire ou référendum.
Pour clore le processus, sans débat, ni préavis aux parents, le gouvernement adoptait en 2005, avec l’appui de l’opposition, le projet de loi 95 qui supprime tout enseignement religieux dans les établissements publics à partir de 2008, mais qui paradoxalement imposait unilatéralement un cours d’éthique et culture religieuse en septembre 2008.

C’est donc l’État qui, par son emprise sur l’éducation, décide de ce qui constitue un contenu religieux valable et l’impose envers et contre tous. Ce faisant, l’État entre dans une relation de pouvoir au lieu d’une relation d’assistance aux familles et aux individus qui les composent. Au nom de la laïcité, de l’égalité et du « multiculturalisme », le Gouvernement du Québec – du Parti Libéral du Québec appuyé par le Parti Québécois – impose sa volonté à tous les parents et enfants du Québec, quelque soit leur confession.
Selon nous, imposer un régime étatique d’éthique et de culture religieuse à tous outrepasse les pouvoirs légitimes du gouvernement et ne respecte ni les élèves, ni les parents, ni les églises, ni la liberté de religion et de conscience proclamée par les Chartes canadienne (article 2a) et québécoise (article 3).

Les parents : les premiers éducateurs

Le rôle premier du parent est ce veiller à l’éducation de ses enfants. Ce droit et devoir fondamental lui revient de plein droit. D’ailleurs, la Convention internationale sur les droits de l’enfant (ONU 1989), dont le Canada est signataire reconnaît que : « Les États parties respectent le droit de l'enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Les États parties respectent le droit et le devoir des parents ou, le cas échéant, des représentants légaux de l'enfant, de guider celui-ci dans l'exercice du droit susmentionné d'une manière qui corresponde au développement de ses capacités (article 14). »

Nous invitons à se joindre à nous tous ceux et celles qui, comme nous, ressentent la gravité et l’urgence de la situation.
C’est ensemble, gens de toutes confessions et athées, soucieux du respect des libertés fondamentales, que nous réussirons à nous réapproprier ce droit fondamental de choisir pour ce que nous avons de plus précieux : nos libertés et nos enfants.

Historique de la coalition

La Coalition pour la liberté en éducation est née à Québec.
Au printemps 2007, des parents ont formé un groupe qui s’est élargi pour devenir un mouvement puis une coalition en octobre 2007.  Ce même mois, le 20, la Clé organisait une première marche devant le Parlement de Québec lors de laquelle des milliers de parents ont signifié au gouvernement leur indignation face à la perte de leur droit de choisir pour leurs enfants un enseignement moral ou religieux à l’école en accord avec à leurs croyances et leurs convictions.

Après les villes de Québec et de Montréal, au fil des mois, d’autres régions ont joint le mouvement et aujourd’hui la Clé a étendu son action presque partout au Québec.



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2700, Boul. Laurier C.P. 31064
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